Tu comprends à peu près un mail en anglais. Tu suis une visio si personne ne parle trop vite. Mais dès qu’il faut prendre la parole devant un client ou un partenaire étranger, ça coince : tu cherches tes mots, tu simplifies tout, et tu ressors de la réunion avec l’impression d’avoir eu l’air moins compétent que tu ne l’es.
C’est le cas de beaucoup d’adultes qui ont fait sept ans d’anglais à l’école. Le problème n’est pas le vocabulaire. C’est le manque de pratique orale, et ça, des cours bien choisis peuvent le régler.
Encore faut-il choisir le bon format, savoir quel niveau viser et ne pas payer plein pot ce que ton compte formation peut financer.
📋 En bref : Pour communiquer à l’aise au travail, vise le niveau B2 du cadre européen (CECRL) : c’est le niveau où l’on parle avec un natif sans que la conversation comporte « de tension ni pour l’un ni pour l’autre ». Les cours qui font progresser à l’oral sont ceux où tu parles la majorité du temps, en petit groupe ou en individuel, plusieurs fois par semaine. Ton CPF peut financer une formation qui prépare une certification enregistrée, avec une participation obligatoire de 150 € sauf abondement de ton employeur.
D’abord, savoir où tu en es et où tu vas

« Améliorer mon anglais », ce n’est pas un objectif. Tu ne sauras jamais si tu l’as atteint. Il te faut un niveau de départ et un niveau cible, et l’échelle qui sert de référence partout en Europe, c’est le CECRL, le cadre européen commun de référence pour les langues du Conseil de l’Europe.
| Niveau | Groupe | Ce que ça donne au travail |
|---|---|---|
| A1 – A2 | Utilisateur élémentaire | Phrases simples, échanges très courts sur des sujets familiers. |
| B1 | Utilisateur indépendant | Tu te débrouilles en voyage et au travail sur des sujets connus, tu expliques un projet simplement. |
| B2 | Utilisateur indépendant | Tu comprends une discussion technique dans ton métier et tu échanges avec un natif sans effort excessif des deux côtés. |
| C1 – C2 | Utilisateur expérimenté | Tu t’exprimes avec fluidité, sans chercher tes mots, y compris dans des contextes professionnels exigeants. |
Pour la plupart des usages pro (réunions, négociation simple, présentation), B2 est le bon objectif. C1, c’est pour ceux qui travaillent toute la journée en anglais, par exemple après une création d’entreprise en Angleterre, ou qui négocient des contrats.
Pour situer ton niveau de départ, fais un test de positionnement gratuit chez un organisme de formation ou sur une plateforme de certification. Ça prend une demi-heure et ça évite de payer un cours trop facile ou trop dur.
Précise tes situations réelles
Un commercial qui fait des démos en visio, une gérante qui reçoit des fournisseurs étrangers ou fait le point chaque mois avec son comptable à Londres, un développeur qui lit de la doc technique ou une RH qui recrute hors de France n’ont pas besoin du même cours. Note les trois ou quatre situations où l’anglais te bloque aujourd’hui. C’est ce que ton formateur doit travailler en priorité, pas le chapitre 4 d’un manuel.
Quel type de cours choisir

Il n’y a pas de format magique. Il y a un format qui colle à ton objectif, à ton emploi du temps et à ton caractère.
| Format | Pour qui | Limite |
|---|---|---|
| Cours particulier en visio | Progresser vite à l’oral sur des situations pro précises | Le plus cher à l’heure, dépend énormément du formateur. |
| Petit groupe (4 à 8 personnes) | Pratiquer la conversation à prix plus doux | Moins de temps de parole par personne. |
| Application seule | Entretenir le vocabulaire au quotidien | Ne t’apprendra pas à tenir une réunion. |
| Immersion (séjour linguistique) | Débloquer l’oral d’un coup | Coût et temps d’absence importants. |
| Formation certifiante (CPF) | Avoir un objectif chiffré et un financement | Le programme peut être trop scolaire si le formateur ne s’adapte pas. |
Mon avis : si ton problème est l’oral, les applications seules ne suffiront pas. Elles sont très bien en complément, dix minutes dans le métro. Mais parler, ça s’apprend en parlant, face à quelqu’un qui te reprend.
Pour comparer les plateformes de formation à distance plus largement, jette un œil à notre article sur les plateformes e-learning.
Ce qui fait qu’un cours marche vraiment

Deux cours au même prix peuvent donner des résultats très différents. Avant de signer, je regarderais ces cinq points.
- Ton temps de parole : si le formateur parle plus que toi, c’est un cours magistral déguisé. Demande une séance d’essai et chronomètre.
- Des mises en situation tirées de ton métier : jeu de rôle de réunion, pitch client, appel téléphonique difficile.
- Des corrections ciblées : pas toutes les fautes, mais les deux ou trois erreurs qui reviennent et qui gênent la compréhension.
- Du travail entre les séances : un podcast à écouter, un mail à rédiger, un mini-exposé à préparer.
- Un point d’étape tous les mois ou deux, pour mesurer les progrès sur ton objectif de départ.
Et participe vraiment. Pose des questions, accepte de te tromper à voix haute. À mon avis, ce qui freine le plus les adultes, c’est la peur du ridicule. Dommage, parce qu’un formateur a déjà tout entendu, et que chaque phrase ratée en cours, c’est une phrase que tu ne rateras pas devant un client.
La régularité bat l’intensité

Une heure par semaine, sans rien entre deux, c’est trop peu. Tu passes la moitié du cours à retrouver ce que tu savais la fois d’avant.
Mieux vaut deux ou trois séances plus courtes par semaine, plus un peu d’anglais chaque jour en dehors : un podcast pendant le trajet, une série en version originale avec sous-titres anglais, ton fil d’actualité pro en anglais. Le cerveau retient ce qu’il rencontre souvent, pas ce qu’il a vu une fois de façon intensive.
Quelques routines simples qui marchent :
- Shadowing : tu écoutes une phrase d’un natif et tu la répètes en imitant l’intonation. Redoutable pour la prononciation.
- Enregistre-toi en train de présenter ton entreprise en deux minutes, puis réécoute. C’est désagréable, et c’est justement pour ça que ça marche.
- Un carnet de phrases utiles plutôt qu’une liste de mots isolés : « Could you walk me through… », « Let me get back to you on that ».
- Un échange linguistique avec un anglophone qui apprend le français : gratuit, et tu pratiques sur de vrais sujets.
💡 Le saviez-vous ? le Conseil de l’Europe découpe la maîtrise d’une langue en six niveaux, de A1 à C2, regroupés en trois familles : utilisateur élémentaire, indépendant et expérimenté. Au niveau C1, la personne s’exprime « spontanément et couramment sans trop apparemment devoir chercher ses mots ». C’est cette grille que reprennent les certifications et les offres de formation.
Financer tes cours avec le CPF
Si tu es salarié ou indépendant, ton compte personnel de formation se remplit chaque année : 500 € par an pour un temps plein ou un mi-temps au moins, avec un plafond de 5 000 €. Et tu peux l’utiliser pour l’anglais.
Il y a quand même des règles :
- la formation doit préparer une certification enregistrée au RNCP ou au répertoire spécifique, d’où le passage d’un test de certification en anglais à la fin,
- tu dois payer une participation obligatoire de 150 € par formation,
- cette participation saute si ton employeur abonde ton compte,
- l’inscription se fait sur le site Mon Compte Formation, avec une identité numérique sécurisée.
Un conseil : ne te laisse pas démarcher par téléphone pour une formation CPF. Les arnaques ont été nombreuses. Choisis toi-même l’organisme, vérifie les avis et demande une séance d’essai avant de valider.
Si tu bosses à l’international, l’anglais n’est qu’une brique. Notre article sur la stratégie d’internationalisation détaille le reste, du choix des marchés à l’organisation sur place.
Commence par le test de niveau cette semaine. Avec un point de départ et un objectif B2 noté quelque part, le choix du cours devient beaucoup plus simple.
Quel niveau d’anglais viser pour le travail ?
Pour la plupart des usages professionnels, le niveau B2 du CECRL suffit : tu comprends les discussions techniques de ton métier et tu échanges avec un natif sans effort excessif. Le C1 se justifie si tu travailles toute la journée en anglais ou si tu négocies des contrats.
Peut-on financer des cours d’anglais avec le CPF ?
Oui, si la formation prépare une certification enregistrée au RNCP ou au répertoire spécifique. Tu paies une participation obligatoire de 150 €, sauf si ton employeur abonde ton compte. L’inscription se fait sur Mon Compte Formation.
Combien d’heures par semaine pour progresser en anglais ?
La régularité compte plus que le volume. Deux ou trois séances courtes par semaine, avec un peu d’anglais chaque jour (podcast, série, lecture), donnent de meilleurs résultats qu’une seule longue séance hebdomadaire.
Cours particuliers ou cours en groupe ?
Pour débloquer l’oral vite sur des situations précises de ton métier, le cours particulier est le plus efficace. Le petit groupe coûte moins cher et fait pratiquer la conversation, mais tu y parles moins longtemps.




